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Hôtel Donon,
8, rue Elzévir - 75003 Paris
Tél . : (33) 1 40 27 07 21 - Fax
: (33) 1 40 27 89 44
Métro : Saint Paul - RER : Châtelet-Les
Halles
Ouverture : 10h - 17h40 - Fermeture : Lundi,
jours fériés
Musée consacré à l’art
du XVIIIème siècle. Le fonds,
réuni au début du siècle
par le collectionneur Ernest Cognacq, fondateur
des magasins de la Samaritaine, a été
légué à la Ville de
Paris.Initialement installé boulevard
des Capucines, le musée Cognacq-Jay
présente depuis 1990, dans l’hôtel
Donon, construit à la fin du XVIème
siècle dans le quartier du Marais,
un panorama de la vie au siècle des
Lumières, organisé de façon
thématique — cadre de vie,
enfance, cours et courtisanes, bourgeoisie,
etc. — et en fonction des différentes
techniques artistiques — sculptures,
pastels, dessins, gouaches, porcelaines,
etc. |
| La vie quotidienne est évoquée
par la reconstitution d’intérieurs
dans les différentes salles de l’édifice
— salon ovale, cabinet de musique,
grand salon en chêne — où
sont présentés divers éléments
de mobilier, un lit à la polonaise,
un bureau Boulle, des commodes, des meubles
de Carlin, de Bernard Van Riesen Burg, ou
encore de Weisweiler. Des objets précieux,
des tabatières, des drageoirs, des
nécessaires de toilette, des émaux,
ainsi que des porcelaines de Sèvres,
de Saxe et de Meissen témoignent
du raffinement de l’époque.
Des gouaches de Mallet, de Lavreince et
de Debucourt illustrent la vie bourgeoise.
Des dessins et des tableaux de Fragonard
(Perrette et le pot au lait) et de Greuze
présentent des portraits d’enfants.
On peut également y admirer une
série de dessins de Watteau et des
portraits remarquables de Boucher (Portrait
présumé de Madame Baudoin),
de Largillière (Portrait de la duchesse
de Beaufort), de Roslin (Portrait de femme),
de Quentin de La Tour (Autoportrait, pastel
de la Présidente de Rieux), de Perronneau
(pastel de Charles le Normand de Coudray),
de Chardin (le Chaudron de cuivre), de Rembrandt
(l’Ânesse de Baalam) et de Boucher
(le Retour de chasse de Diane), ainsi que
des œuvres de Boilly, de Lépicié,
de Reynolds, de Hubert Robert, de Ruysdael
et de Vigée-Lebrun. Outre la galerie
anglaise, un cabinet italien présente
des scènes vénitiennes de
Guardi (Place Saint-Marc) et de Canaletto,
et des œuvres de Tiepolo (esquisse
du Festin de Cléopâtre).
Enfin, des bustes en terre cuite de Chinard,
de Houdon, de Lemoyne et de Pajou, généralement
italianisants, des statuettes en marbre
de Clodion, de Pigalle et de Poncet (Vénus)
donnent un riche aperçu de la finesse
des œuvres sculptées de l’époque.
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