| Du 1er octobre au 31 mars
: 10h à 17h30 - Du 1er avril au 30
juin et du 1er au 30 septembre : 9h30 à
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9h à 19h30 samedi et dimanche : 23h
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octobre au 31 mars : gratuit
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Paris. Découverte du fameux bourdon
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Tél. : (33) 1 43 25 42 92
Mercredi, samedi et dimanche : 14h30 à
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Histoire de la cathédrale et évocation
de la vie de l'Île de la Cité
depuis Lutèce. Crypte archéologique.
Tél. : (33) 1 43 29 83 51
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La plus importante crypte archéologique
d'Europe. Fondations et vestiges d'édifices
construits depuis l'époque gallo-romaine
jusqu'au XVIIIème siècle.
Vie et décors de l'Ile de la Cité
du IIIème au XIXème siècle.
Tel qu'il se présente actuellement,
l'édifice est le résultat
de trois principales campagnes de constructions
et de remaniements : il fut entrepris vers
le milieu du XIIème siècle,
transformé aux XIIIème et
XIVème siècles et enfin fortement
restauré au siècle dernier
par Viollet-le-Duc. La campagne primitive
débuta vers 1160 par le chevet, sous
l'épiscopat de Maurice de Sully.
La consécration du maître-autel
eut lieu en 1182 et certaines cérémonies
se déroulaient déjà
dans le chœur. À la mort de
l'évêque, en 1196, la partie
la plus importante du monument était
achevée : il restait à couvrir
la toiture et à réaliser la
façade. Celle-ci sortit de terre
au début du XIIIème siècle
et devait être terminée en
1245. À cette date, l'évêque
Guillaume d'Auvergne (1228-1245) offrit
la cloche de la tour sud. Le plan original
des années 1160 comprenait une nef
à cinq vaisseaux, s'inspirant peut-être
de la cathédrale précédente,
remontant à l'époque paléochrétienne
et qui possédait également,
semble-t-il, cinq vaisseaux. Le transept
n'était pas saillant ; quant au chevet,
il se composait d'un double déambulatoire
dépourvu de chapelles rayonnantes.
Les dimensions étaient considérables
: 130 m de long et 35 m de haut pour le
point culminant de la voûte.
Caractère commun aux grands édifices
construits autour de 1160 (comme les cathédrales
de Noyon et de Laon), l'élévation
comprenait quatre niveaux : des grandes
arcades reposant sur des piles cylindriques,
de vastes tribunes, des roses non vitrées
aérant les combles et dont les meneaux
adoptaient la forme d'une simple croix et
de petites fenêtres hautes à
une seule lancette. Cependant, certaines
différences entre le chevet et la
nef témoignent vraisemblablement
d'un changement d'architecte à la
tête du chantier. Les colonnettes
canalisant les retombées sur le mur
sont appareillées dans le chœur,
alors qu'elles sont en délit dans
la nef (c'est-à-dire constituées
de longues portions taillées dans
le sens du lit de la carrière). De
même, les tribunes sont obscures dans
le chœur et éclairées
dans la nef.
À peine la façade achevée,
le monument fut l'objet d'une importante
campagne de transformation. Un peu avant
1250, l'architecte Jean de Chelles édifia
le bras nord du transept, conçu extérieurement
comme une véritable façade.
Vers 1258, il jeta les fondations du bras
sud, mais mourut peu de temps après.
L'œuvre en cours fut reprise par Pierre
de Montreuil, le plus célèbre
architecte de son temps, qui modernisa le
projet de son prédécesseur.
Une série de chapelles furent également
construites entre les contreforts de la
nef et du chevet. Les fenêtres hautes
furent agrandies vers le bas, ce qui entraîna
la suppression des roses du troisième
niveau et la reprise des arcs-boutants au
dehors.
Les portails des façades s'ornaient
de nombreuses sculptures, gravement mutilées
lors de la Révolution. La façade
occidentale possède trois portails
: celui de droite, le portail Sainte-Anne,
emploie un ensemble plus ancien, probablement
sculpté vers 1150 pour la cathédrale
précédente. Celui de gauche,
glorifiant la Vierge, remonte aux années
1210. Le Jugement Dernier du portail central
fut réalisé à partir
de deux groupes de sculptures différents,
les unes sculptées vers 1210-1220
(la Vierge, saint Jean et l'Ange à
la croix), les autres vers 1240 (le Christ
et l'Ange au clou). Le portail du bras nord
du transept (vers 1250) est lui aussi consacré
à la Vierge ; celui du bras sud (vers
1260) illustre le martyre de saint Étienne,
auquel la première cathédrale
était dédiée. Cet ensemble
sculpté se poursuivait à l'intérieur
par un jubé (disparu au XVIIIème
siècle) et la clôture de chœur,
encore conservée, développant
d'un côté l'enfance du Christ
et de l'autre ses apparitions après
la Résurrection.
Au milieu du XIXème siècle,
l'architecte Viollet-le-Duc fut l'auteur
d'une importante campagne de restauration.
Il modifia, entre autres, l'élévation
autour de la croisée du transept
pour rétablir celle du XIIème
siècle. Toutefois, au lieu de restituer
au troisième niveau de simples roses
ouvrant sous combles, il en fit un étage
vitré et compliqua le dessin des
meneaux. Il fit également réaliser
de nouvelles statues pour remplacer celles
qui avaient disparu, notamment, sur la façade
occidentale, les grandes statues colonnes
des portails et celles de la galerie des
rois. |